Abbé Louis Mpala

dimanche 27 janvier 2008

AVANT-PROPOS

 

L’on ne peut donner que ce qu’on a. Mais l’on doit se garder de croire que ce qu’on a est la meilleure des choses. C’est ici que se révèle nécessaire la mise en question de son savoir. En d’autres termes, ce livre que nous publions est une œuvre humaine à parfaire. Il se veut est un instrument de travail.

 

La brochure s’adresse à tout chercheur. Nous avons pris pour sous titre Directives pour rédiger un travail scientifique pour la simple raison que nous voulons faire ressortir la finalité de la brochure. Nous donnons des directives et non des conseils qui ne semblent pas assez impératifs. En d’autres mots, les conseils peuvent ou ne pas être suivis, mais les directives sont à suivre. Nous avons par ailleurs préféré le mot   directives à celui des règles. Celles-ci nous paraissent trop rigides. Les premières sont souples et chaque directeur d’un T.F.C. ou mémoire peut les expliquer à sa façon tout en maintenant leur caractère impératif.

 

Cette  quatrième édition est augmentée, car elle intègre La recherche scientifique sur Internet  et la dissertation juridique  sans oublier la fiche d’arrêt et le cas pratique. Le chercheur doit savoir utiliser l’Internet pour parfaire ses recherches. Cette brochure lui donne des outils pour trouver l’information recherchée, l’évaluer et la sélectionner. Cela demande de sa part une grande patience, une des qualités d’un chercheur.

 

Les critiques d’autres chercheurs sont les bienvenues pour parfaire cette brochure. Mais la consigne est à respecter : ne jamais critiquer verbalement un écrit, toujours le dépasser par un autre . Ainsi les jeunes étudiants prendront position sur les premières positions. Notre brochure n’est pas un traité sur l’art d’écrire mais un guide faisant plus appel à la créativité du chercheur. Ce dernier la déposera une fois le savoir-faire atteint. Celui-ci s’acquiert par le travail personnel. Voilà pourquoi ne peut être bon chercheur que celui qui sait s’asseoir, lire, consulter l’Internet, prendre des notes et écrire. Alors une discipline personnelle s’impose.

 

Cette brochure aura atteint son but lorsque le chercheur, après l’avoir consulté et s’être laissé guider par elle, dira : « Ah bon ! A présent, ça va ! ».

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J'ai une conviction qui me fait voir qu'aussi longtemps que l'homme ne se "retrouvera" pas, ses démarches seront dispersées.  En dernière analyse, le "Connais-toi toi-même" de Chilon ou Thalès garde toujours son impératif.  C'est à partir de cet appel chilonien que je m'engage à faire voir comment, à partir de l'image, la photo, l'homme se perd, s'oublie, devient un autre-à-lui-même.  Ce qu'on trouve souvent normal, nous atrophie, nous aliène collectivement.

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A travers ce texte, nous avons voulu répondre à l'appel de Michel HENRY qui nous demande de retourner à MARX en mettant entre parenthèses le contenu spécifique du marxisme[1] et ainsi on lira MARX pour la première fois[2].

"L'époché du  marxisme, persiste-t-il, telle est l'introduction à la pensée de MARX"[3]. Tom ROCKMORE réclame aussi un retour à MARX par-delà le Marxisme. Le souci de Michel HENRY et de Tom ROCKMORE se comprend surtout que MARX lui-même, selon ENGELS, a dit: "Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas marxiste »[4]. Quand bien même le marxisme serait "l'ensemble des contresens qui ont été faits sur MARX"[5] comme l'affirme Michel Henry, il resterait vrai que l'époché qu'il exige ne sera jamais total. En d'autres mots, le marxisme n'est pas toujours un obstacle épistémologique nous empêchant de bien lire MARX. Il est parfois une "chance" épistémologique. Il peut nous permettre de prendre position sur telle interprétation de MARX et ainsi d'aller en avant vers le retour à MARX. Voilà qui justifie la présence de certains marxistes dans ce texte et il nous arrivera de discuter avec eux. C'est au lecteur de prendre aussi position.

 

C'est surtout notre souci de rentrer à MARX qui fait que ce texte soit, pour nous, une Petite introduction à la philosophie de l'histoire de MARX et ENGELS. Ce dernier est cité pour la simple raison que certains livres cités ont été écrits par MARX et ENGELS, et sur ce point il peut être lié à MARX dont il ne s'était jamais séparé depuis leur première rencontre de 1843.



[1] M.  HENRY, Introduction à la pensée de MARX, dans Revue philosophique de Louvain 94 (mai 1969), p. 241.

[2] Cf. Ib;, p. 266.

[3] Ib., p. 241.

[4] K. MARX, cité par F. ENGELS dans sa lettre écrite à Londres, le 5 août 1980 et adressée à Conrad Schmidt, dans K. MARX - F. ENGELS, Oeuvres choisies. Tome III, Moscou,1970, p. 514.

[5] M. HENRY, Marx I. Une philosophie de la réalité, Paris, 1976, p.9.

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Nous sommes des êtres-pour-et-avec-les-autres. Ceci étant, aucun pays ne peut vivre isolément. Autrement dit, chacun doit se tourner vers l’extérieur et vivre en coordination avec les autres. Voilà qui nous amène à parler de la globalisation ou de la mondialisation.

Celle-ci est devenue l’un des concept les plus en vogue, et ce depuis les années 90 . Le concept mondialisation est fréquemment utilisé dans les discours politiques, dans le monde des affaires et dans le monde académique.

Cependant, il sied de savoir à quelle réalité ce concept s’applique, quelles en sont les manifestations, les causes sans oublier les effets.

De ce fait, la présente communication se donne pour tâche, dans un premier temps, à donner un essai de définition de la mondialisation. Dans un deuxième temps, nous parlerons de la mondialisation et de ses enjeux. C’est à ce niveau que  le VIH/SIDA sera un problème de la mondialisation.

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Marx, dans les Manuscrits de 1844 affirma (et cela après HEGEL) que le travail est « l’acte d’engendrement de l’homme par lui-même »[1]. En d’autres termes, nous dit H. MARCUSE, « [le travail est] l’activité par laquelle et dans laquelle l’homme devient proprement ce qu’il est en tant qu’homme, par son essence, et cela de telle manière que son devenir et son être existent pour lui,  qu’il se sait et  se « considère » lui-même pour ce qu’il est (le devenir-pour-soi de l’homme) »[2]. Ainsi le travail est une catégorie anthropologique.  Le travail est l’essence de l’homme.  C’est à partir de ce présupposé que l’on peut bien comprendre, pensons-nous, la VI Thèse sur Feuerbach selon laquelle « dans sa réalité, (l’essence humaine) est l’ensemble des rapports sociaux ».



[1] K. Marx, Manuscrits de 1844 (économie politique et philosophie). Présentation, traduction et notes de Emile Bottigelli. Paris, Editions Sociales, 1968, p.144.

[2] H. MARCUSE, Philosophie et révolution, (Bibliothèque Médiations), Paris, Denoêl, 1969, p. 60.

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