sam 16 fév 2008
Petite introduction aux sources d'information
Par Abbé Louis Mpala in Cours et Manuels← "Notre richesse est dans notre dignité et non dans le mining" par S.E. Monseigneur Gaston RUVEZI Evêque de Sakania-Kipushi/RDCONGO | Actualité et limites de la "Bolingocratie" du philosophe Mvumbi Ngolu-Tsasa →
Par sources d’information, l’on entend « un ensemble des moyens auxquels recourent les journalistes pour se tenir au courant des événements »[1]. Cette définition a le défaut de concerner les seuls journalistes. Or l’information est recherchée par plusieurs catégories des gens : les chercheurs universitaires, les services secrets, les organismes nationaux et internationaux, etc. Bref, tout celui qui cherche une information.
Les sources n’ont qu’une seule fonction, celle d’informer, de documenter et surtout de permettre la vérification. Cela étant, l’on comprend l’importance des sources. C’es parce qu’elles sont utiles qu’on les consulte. On court après elles, quand elles sont originales et on les protège, parce qu’elles sont efficaces. L’utilité, l’originalité et l’efficacité font des sources des instruments ou des moyens recherchés.
Savoir et Etre
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Louis MPALA Mbabula
PETITE INTRODUCTION AUX SOURCES D’INFORMATION
Préface d’Emmanuel BANYWESIZE
Editions MPALA
PREFACE
Petite introduction aux sources d’information, tel est le titre de l’opuscule de Louis Mpala Mbabula, écrivain de son état, chercheur au centre d’Etudes et de Recherches en Philosophie africaine du Département de Philosophie de l’Université de Lubumbashi.
Adressé aux nouveaux chercheurs et aux néophytes en communication, l’opuscule ne ressortit pas au champ des recherches fondamentales en sciences de l’information et de communication. Loin s’en faut. Car l’information dont Louis Mpala Mbabula indique les sources n’est pas méditée comme un concept physique nouveau qu’un C.E. Channon a déterminé, en 1948, comme une grandeur observable et mesurable, contribuant ainsi à la faire passer comme « la poutre maîtresse de la théorie de la communication » (Edgar Morin) qu’il élabore avec W. Waener dans le livre intitulé The mathematical theory of communication (University of Illinois Press, Urbana, 1949). L’information n’est pas non plus présentée dans la perspective morinienne, où elle est conçue comme « ce qui, à partir d’un engramme ou signe, permet de générer ou régénérer de la négeuntropie au contact, dans le cadre ou au sein d’une organisation négeuntropique ad hoc ». Cette conception implique que l’information est un concept complexe à multiples entrées : elle est, pour Edgar Morin qui prend appui sur les sciences à l’époque contemporaine : physique, biologique, anthropologique et noologique. Il suffit, pour s’en convaincre de lire le premier tome du livre-maître morinien : La méthode. La nature de la nature (Paris, Seuil, 1977).
Louis Mpala Mbabula opte, me semble-t-il, pour l’entrée communicationnelle ou, plus précisément, journalistique de l’information. Car celle-ci désigne une nouvelle, un renseignement. Il va s’en dire que les sources d’information se disent de documents, des personnes ou de tout autre moyen qui permettent au journaliste (ou à tout chercheur) d’accéder à une nouvelle digne d’intérêt et susceptible d’être communiquée au public.
Louis Mpala Mbabula ne présente pas seulement les différentes sources d’information, en un langage simple, sans hauteur, mais non plat, mais aussi le jargon propre à chacune d’elle, le cas échéant. C’est là que réside le premier mérite de cette Petite introduction aux sources d’information. Car si l’on se rappelle qu’en notre aire se multiplient des canards et des radios dont le grand mérite est d’offrir des platitudes ou des chiens écrasés aux publics, l’on doit saluer le projet de Louis Mpala Mbabula de mettre à la disposition des futurs journalistes un instrument – modeste soit-il – en rapport avec les sources d’information.
D’aucuns verront en ce livre de Louis Mpala Mbabula une somme de banalités. Peut-être. Mais les banalités de la vie ne sont-elles pas comme l’a observé V.Y. Mudimbe en ses Réflexions sur la vie quotidienne, des mystères ? Et P. Hountondji de remarquer que les choses que nous croyons connaître, sont souvent celles que nous ignorons ; ce sont les plus compliquées. Bien plus, il y a des gens qui croient que les choses vont sans se dire : ils ne se posent pas des questions. Ce sont les ignorants satisfaits. Par contre, l’homme de science est un homme pour qui rien ne va de soi. Il se pose des questions et tente d’y répondre.
Louis Mpala Mbabula est un homme de science, en ce sens qu’il sait que faire la science, c’est la faire avec les autres : cum scientia. C’est pourquoi il met à la disposition des chercheurs ses idées, ses écrits pour qu’ils les rejettent ou en tirent quelque viatique. En cela, il répond à l’appel de l’épistémologue viennois Karl Popper : ceux parmi nous qui ne livrent pas leurs idées à la falsification, ne participent pas au jeu scientifique. Ainsi, à l’instar d’E. Morin parlant de son œuvre au colloque de Cerisy (1990), l’auteur de
Par cette Petite introduction, Louis Mpala Mbabula participe à coup sûr au jeu scientifique. C’est le deuxième mérite de son écrit. Et c’est pourquoi j’ai accepté de le présenter au grand public.
Je reste convaincu que chaque lecteur y trouvera quelque viatique pour sa formation et pour celles des autres.
E.M. BANYWESIZE
Faculté des lettres et Sciences Humaines
AVANT PROPOS
Notre Petite introduction aux sources d’information se veut un écrit destiné aux chercheurs, toutes catégories confondues.
Notre brochure exige, de la part du lecteur-chercheur, une attention soutenue pour que cet écrit lui soit utile.
Ecrit en un langage facile, notre brochure se prête à être lue par tout lecteur-chercheur qui veut connaître quelques sources d’information.
Notre but sera atteint si le lecteur-chercheur fait de cette brochure un instrument de travail.
Nous remercions Emmanuel Banywesize pour avoir lu et corrigé le manuscrit.
INTRODUCTION
De par sa nature, l’homme est un animal social. Il est appelé à vivre en communauté et à tisser des relations avec ses semblables. Ce faisant, il doit communiquer avec les autres. Communiquer quoi ? Le message sans doute. C’est le message qui peut être une information. S’il en est ainsi, - et il en est ainsi en fait-, l’homme est homo communicans. Il dispose d’autant de moyens pour communiquer : la parole, les yeux, les mains, le visage, le tam-tam, etc. Cependant, pensons-nous, la parole semble être le moyen le plus privilégié pour communiquer en communauté, dans la mesure où l’on peut reformuler son message s’il n’ est pas compris.
Toutefois, pour bien communiquer une information il faut savoir où la trouver.
Nous devons connaître les sources d’information. Celles-ci sont de plusieurs catégories. Nous sommes invités à les chercher pour y en recueillir les informations dont nous avons besoin. En outre, il nous sera demandé de dire ce qu’est l’information et comment la communiquer. Nous devons surtout savoir comment cueillir cette information, comment la conserver et comment la communiquer scientifiquement.
Du point de vue du savoir, à la fin de la lecture de cette brochure,, une fois informé sur les exigences de la réalisation d’un travail scientifique, le chercheur sera non seulement capable d’identifier les différentes sources d’information, mais aussi de savoir où et chez qui consulter ces différentes sources. Toujours du point de vue du savoir, le chercheur sera capable d’acquérir et de maîtriser le vocabulaire propre à chaque source d’information. Autrement dit, il (elle) aura un bagage intellectuel et un vocabulaire technique.
Au niveau du savoir-faire , à la fin de la lecture le chercheur sera capable de dresser les fiches bibliographiques, des fiches de contenu, de résumé, de commentaire et d’idées. Et par les exercices réguliers, il sera capable de présenter un compte-rendu d’une lecture, d’une conférence, et surtout d’écrire un article pour un journal.
Quant au niveau du savoir être, à la fin de la lecture le chercheur sera capable de faire montre d’un esprit critique, rigoureux et aura acquis des qualités humaines.
Adressé avant tout à tout chercheur aux futurs journalistes ou communicologues, le contenu de cette brochure se veut pratique.
- DEFINITIONS DES CONCEPTS
Dans ce chapitre, nous définissons les concepts
1.1. SOURCES D’INFORMATION
Par sources d’information, l’on entend « un ensemble des moyens auxquels recourent les journalistes pour se tenir au courant des événements »[1]. Cette définition a le défaut de concerner les seuls journalistes. Or l’information est recherchée par plusieurs catégories des gens : les chercheurs universitaires, les services secrets, les organismes nationaux et internationaux, etc. Bref, tout celui qui cherche une information.
Les sources n’ont qu’une seule fonction, celle d’informer, de documenter et surtout de permettre la vérification. Cela étant, l’on comprend l’importance des sources. C’es parce qu’elles sont utiles qu’on les consulte. On court après elles, quand elles sont originales et on les protège, parce qu’elles sont efficaces. L’utilité, l’originalité et l’efficacité font des sources des instruments ou des moyens recherchés.
Les sources sont traditionnellement classées en plusieurs catégories : « Entreprises, administrations, associations), les sources documentaires (banques de données, bibliothèques), les informateurs particuliers, symbolisés par le carnet d’adresses personnel du journaliste, etc. »[2]. Il sied d’ajouter aussi, parmi les sources d’information, les vertiges ou les traces humaines comme les œuvres d’art. Balle dira aussi qu’on attend certaines qualités de la part des sources d’information et des informateurs. « L’efficacité, la fiabilité et l’originalité »[3].
S’il en est ainsi de la définition des sources, que dire de l’information ?
1.2. INFORMATION
Laconiquement, on peut définir l’information comme un renseignement ou un ensemble de renseignements. Ceux-ci doivent concerner soit une personne, soit quelque chose. Ce renseignement est « susceptible d’être porté à la connaissance d’une personne ou de plusieurs personnes, rassemblées en un même lieu ou dispersées et sans relations les unes avec les autres »[4]. Ajoutons que cette information ou renseignement peut être aussi gardé pour soi.
L’information ne désigne pas seulement les nouvelles portant sur l’actualité et sur les données ayant trait aux activités économiques, financières ou sociales, « mais aussi les œuvres divertissantes ( les jeux, l’audiovisuel,…), le savoir en général, les connaissances, ou encore les œuvres de fiction (les filous, les téléfilms, les feuilletons) »[5]. Balle renseigne, par ailleurs, que quand le mot information est précédé de l’article défini, désigne alors une tout autre réalité. Il « concerne alors cette institution singulière, avec ses techniques, ses professionnels et ses disciplines, née avec les journaux quotidiens, au XIXè siècle, sur la vague de la révolution industrielle et des libertés, politiques et personnelles »[6].
De ce qui précède, on comprendra que nous recourons aux sources d’information pour avoir des renseignements à garder ou à communiquer aux autres.
Nous devons connaître ces sources et sommes appelés à savoir comment les consulter, comment transcrire les renseignements et les communiquer.
Il y a plusieurs raisons qui font que l’on communique l’information et nous en citerons quelques unes dont la « manifestation d’intérêt vis-à-vis d’autrui ; service à rendre à autrui ; plaisir à procurer à autrui ; convertir autrui à nos propres idées pour servir notre propre intérêt, convertir autrui à des idées telles que la communauté ne pourra en tirer que des bénéfices de tous ordres »[7]. Ajoutons à ces motivations celle de vouloir partager à autrui les fruits de ses recherches et d’attendre d’autrui des réactions. Sachons qu’il y a encore d’autres motivations.
2. DIFFERENTES CATEGORIES DES SOURCES D’INFORMATION,
Il sied de signaler que pour avoir l’information, l’on doit accéder aux sources d’information. Cet accès n’est pas toujours facile, car il existe certains obstacles d’ordre financier (il faut, p.e. acheter la carte de la bibliothèque ; le détenteur de l’information peut aussi exiger de l’argent avant de la livrer), humain (pour avoir été victime, la personne qui possède certaines sources d’information, peut refuser de les faire consulter par quelqu’un qui n’est pas de sa religion, de sa tribu, ou qui est étranger. Alors il y a la méfiance), juridique (la loi peut interdire l’accès à certaines sources classées top secret ou elle peut demander qu’un certain nombre d’années soit passé pour que certains documents soient consultés[8].
Retenons que s’il n’y a pas de source, il n’y aura pas d’information.
Nous donnerons quelques sources d’information.
2.1 SOURCES DOCUMENTAIRES
Nous entendons par sources documentaires tout document écrit pouvant nous fournir l’information ou le renseignement.
2.1.1. Le livre
Signalons qu’il existe une très grande variété de livres : les essais, les romans, les bandes dessinés, etc. Autrement dit, chaque live appartient à un genre littéraire approprié : essais, récit roman, nouvelle, poésie, manuel, etc.
Un livre peut être écrit par un seul auteur ou par plusieurs auteurs. En ce dernier cas, on parle de la collaboration.
Le livre est un ouvrage scientifique « dans la mesure où la préoccupation de l’auteur est de communiquer aux spécialistes, dans la technique correspondant à la matière traitée, l’objet et le résultat de ses travaux scientifiques »1. Quand il est rédigé en vue de l’enseignement, i.e. avec des préoccupations pédagogiques, alors le livre est appelé manuel. Le livre est nommé ouvrage de vulgarisation, quand il est adressé à un public non spécialisé dans la matière traitée. On l’adapte au public à qui il est adressé.
Selon le contenu, on distinguera les ouvrages généraux des ouvrages spéciaux. « Les premiers s’occupent d’un domaine scientifique pris dans son ensemble. Les autres étudient une section de ce domaine. Ainsi il y a des ouvrages généraux et des ouvrages spéciaux de philosophie[, de communication, etc.] »[9].
Par ailleurs, un ouvrage est appelé Monographie quand il constitue « l’étude scientifique approfondie d’une question particulière »[10].
Beaucoup de livres apparaissent dans des « collections », i.e. des rubriques réservées, exemple genre politique, philosophique, etc. Ainsi aux éditions Presses Universitaires de France, P.U.F. en sigle, on a des collections « que sais-je ? », « Initiation philosophique », etc. Une collection est toujours dirigée par un comité dont le nom du président apparaît toujours en dessous de la collection. Ex. : aux éditions Città Nuova de Roma, la collection IDEE/Sezione readings est dirigée par notre ancien professeur de Problème du mal (Institut de l’Athéisme) Gaspard MURA.
2.1.2. Les périodiques
« Les périodiques sont des imprimés paraissant en fascicules ou en tomes distincts ou plusieurs fois par an, irrégulièrement ou à date fixe »[11]. Ainsi on aura un quotidien (par jour), un hebdomadaire (par semaine), un mensuel (par mois), etc.
2.1.2.1. La revue
De cette définition, il ressort que les REVUES sont des périodiques. Une revue comprend un éditorial, des articles , des études critiques, des comptes rendus et bulletins, une chronique. On peut y trouver aussi un répertoire de bibliographie courante.
Les articles sont des études moins étendues où l’auteur décrit ses recherches et en signale les résultats. Un article peut être une prise de position sur une théorie ou un thème donné, il peut être aussi une proposition d’une théorie qu’on expose en attendant les réactions. L’article provoque un échange de vue. Le chercheur, en lisant un article, doit se poser la question de savoir si le prochain numéro de la revue contient ou contiendra une réaction. Ainsi il peut suivre l’évolution d’une problématique, malheureusement, en R.D.C le culte du débat semble être absent au rendez-vous de chaque numéro de la revue.
Le compte rendu ou recension a le but d’annoncer un ouvrage récemment publié. Il en donne le contenu et ne manque pas d’en donner une appréciation tout en indiquant l’importance, la nouveauté qu’apporte le nouveau livre et tout en montrant les limites et ce qu’on aurait voulu dire. Ainsi le chercheur sera succinctement informé et pourra commander le livre s’il cadre avec ses recherches.
L’ « étude critique analyse plus en détail un travail et en discute les conclusions »[12]. En la lisant, le chercheur apprendra à acquérir l’esprit critique et ainsi il sera initié à une lecture personnelle.
Le bulletin fournit, en dernière analyse, « une vue d’ensemble sur l’état actuel de la branche étudiée »[13].
La chronique, quant à elle, se propose de renseigner au lecteur les événements de la vie scientifique. Ainsi en la parcourant, le chercheur saura qui est nommé tel, dans tel centre d’enseignement philosophique et sera au courant du décès de tel ou tel professeur de philosophie. Il apprendra où, quand et sur quoi un congrès est organisé, etc. En un mot, la chronique donnera au chercheur les informations nécessaires ayant trait à la vie scientifique.
Le répertoire de bibliographie courante, comme l’indique les mots, présente aux lecteurs, et cela périodiquement, « le tableau systématique des livres et articles de revue récemment parues »[14]. Le répertoire est précieux pour un chercheur, car il lui présente ce dont il et aura besoin dans le cadre de ses recherches. Ainsi il sera au courant de dernières publications pouvant l’aider à étoffer son travail, à le remanier ou à le déclasser.
2.1.2.2. Le journal
Le journal est un périodique, et comme tout périodique, il doit apparaître sous un même titre.
Le journal a toujours un propriétaire qui peut être un individu, une institution, une entreprise, une personnalité morale, etc. Il est dirigé par une équipe composée d’éditeur, du directeur de rédaction, du directeur de publication, du rédacteur en chef, du rédacteur adjoint, du secrétaire de rédaction, du correcteur, etc.
Tout journal a une manchette. Celle-ci est le haut de la page de Une. La manchette donne, à dire vrai, « l’état civil » ou l’identité du journal, à savoir son nom et son logo, la date du jour, le numéro, le prix, etc. Certains pensent que le gros titre barrant
Chaque journal a
Comme nous parlons de
Avant de prendre sa forme dernière, le journal connaît l’opération montage. Il s’agit de l’assemblage des textes et des photos composant les pages. Cette opération est suivie du bouclage, la mise en forme définitive d’une page.. Cependant, avant d’amener ce montage à l’imprimerie, il y a un dernier contrôle de pages. Cela s’appelle « bon à tirer » ou BAT.Le nombre d’exemplaires imprimés se nomment tirage. Ce terme n’est pas à confondre avec le mot diffusion signifiant ici le nombre d’exemplaire réellement vendus ou offerts en promotion, toutefois les invendus du journal sont appelés bouillon. Il arrive aussi que ces invendus soient détruits. Cette opération est connue sous le vocable pilonner ou « mettre au pilon ». Pour éviter d’avoir des invendus, il est important d’éviter de « faire les chiens écrasés ».Les chiens écrasés constituent le plus bas degré de la hiérarchie des informations. Ils équivalent aux faits divers, faits les moins importants, voire les plus sordides. Les chiens écrasés font perdre l’audience.
En outre, le journal a des rubriques et chacune d’elle contient un ensemble d’articles réguliers, couvrant plusieurs aspects d’un même domaine (ex : la rubrique sport, culture, etc.). C’est à ce propos que nous devons signaler que le journal a un éditorial (édito) rédigé par le rédacteur en chef ou le directeur de la rédaction. Il s’agit d’un texte de réflexion et de commentaire dont le but peut être celui de réagir à une actualité donnée. En fait, l’édito reflète la position officielle du journal sur un sujet d’actualité. Il donne la philosophie et la politique du journal.
Le journal publie des articles, i.e. des textes, papiers. Chaque article a un niveau de lecture. Autrement dit, il y a plusieurs éléments qui contribuent à rendre un article plus lisible et plus attrayant. Parmi ces éléments, nous avons le chapeau (« chapô »). Celui-ci est un court texte précédant l’article donnant l’information essentielle « comme un résumé) et accrochant le lecteur. Comme tout chapeau, celui-ci coiffe l’article. Après le chapeau suit la titraille. Celle-ci constitue un ensemble d’éléments d’un titre, à savoir surtitre (au-dessus du titre), titre principal et sous-titre (au dessous du titre). Tous ces éléments sont d’une diversité typographique (corps= taille d’un caractère) dans le but d’attirer le regard. C’est cela l’accroche. Mais, à la fin de l’article, on parle de « chute ».
Retenons que chaque article a son angle, i.e. la façon de traiter d’un sujet. Cependant, il n’est pas bon de bidonner, c’est-à-dire de rapporter des faits « bidons ». Il est interdit, pour le sérieux du journal, de falsifier ou d’inventer des informations. Si un texte est très long, la rédaction peut le sabrer, i.e. opérer d’importantes coupures sans pour autant en altérer le sens. Sinon on parlera de caviarder. Il peut arriver que l’auteur de l’article oublie un ou plusieurs mots dans un article. C’est le bourdon. Celui-ci rend la phrase ou le paragraphe incompréhensible. La faute d’orthographe s’appelle coquille. Quand un article commence sur une page, sa suite se terminant sur une autre, on parle d’une tourne.
Les écrits du journal prennent des noms différents selon la forme, le contenu et l’angle. Ainsi on aura le billet, court article de commentaire dans lequel l’auteur donne sa vision personnelle, piquante ou humoristique sur un fait d’actualité ; la brève, texte court (dix lignes maximum) donnant en trois ou quatre phrases une information très concise, sans titre, qui répond obligatoirement aux questions : qui, quoi, quand, où, et parfois comment et pourquoi. Lorsqu’elle a un titre, on l’appelle « filet ». Dans un cadre, elle devient « encadré ». En général, la brève est présentée dans une colonne des brèves. Il y a aussi l’encadré qui n’est rien d’autre qu’un coup de projecteur sur un aspect particulier de l’événement ou du contexte dans lequel il a été rendu possible. Exemple : à la suite d’une catastrophe aérienne, il pourra être fait un encadré sur les principales catastrophes de ce type depuis 3ans (rappel historique). Ce peut être également une « carte postale » ou « photographie » d’un lieu, d’une profession, d’une situation sociale, etc. »[15],on aura également le compte rendu où l’on présente « les faits bruts tels qu’ils sont parvenus à la rédaction, tels qu’il ont été vécus par un reporter ou un (des) témoin(s) d’un événement. Le compte rendu exclut toute analyse et, bien évidemment, tout commentaire. Il doit être présenté dans une langue simple mais non vulgaire (…) »[16]. A cote du compte rendu, signalons l’analyse reposant sur une mise en perspective de l’événement. « L’analyse exclut tout jugement de valeur mais situe l’événement dans son contexte, en amont et en avale : origine, cause(s), conséquences »[17]. Citons également la chronique qui est, un commentaire personnalisé et stylisé. « La chronique peut porter sur un champ de l’actualité bien défini (chronique économique ou scientifique) ou au contraire donner « carte blanche » à une personnalité (…). Elle peut travailler sur le registre de l’inattendu, de l’insolite. Elle exige du style, de la personnalité dans l’écriture et interpellera souvent (le lecteur) »[18]. Il y a aussi le portrait. Celui-ci est différent d’une chronologie et d’une biographie «même si l’on doit y trouver des éléments biographiques, il peut être rédigé à grands traits ou par petites touches. La difficulté du genre réside dans la question : que retenir dans la vie (personnelle et professionnelle) de son sujet qui illustre bien, sans tomber dans la caricature, la personnalité et l’œuvre de l’intéressé (e) ? Evitez de tomber dans la facilité du panégyrique et de l’hagiographie. Essayez d’équilibrer vos jugements. Le portrait réalisé à la suite d’un décès s’appelle alors une nécrologie (…) »[19] .Mentionnons aussi l’Enquête. Celle-ci est un article dont le but est de rechercher un maximum d’informations. L’auteur a un sujet qui pose problème. Ainsi son article cherchera à l’étudier et à l’expliquer. Citons, par ailleurs, le fait divers. Cette rubrique relate des événements plus ou moins importants (pour la curiosité ?) ne relevant ni de l’actualité mondiale, ni de la politique, ni de l’économie. Le fait divers est, en fait, un accroc à l’ordre social, et le plus souvent malheureux comme un drame conjugal, etc. [20]. Terminons par l’Echo. Le journaliste chargé de cette rubrique s’appelle « échotier ».Cette rubrique donne des informations mondaines ou locales. Il y a aussi la rubrique de la publicité ,du courrier des lecteurs, du reportage, etc.
Sachons que chaque article est signé et engage son auteur.
2.1.2.3. LE MAGAZINE
Cette source d’information est le plus souvent mensuelle. Il est illustré d’images et il aborde des thèmes variés.
2.1.3. LES DOCUMENTS PERSONNELS
Quelqu’un peut écrire ses notes pour plusieurs raisons : communiquer, conserver ses impressions, ses pensées, ses sentiments, etc. Parmi ces documents, nous classons la correspondance, le journal intime, les mémoires, etc. Ces documents sont de sources d’information. Ils sont spontanés et leur contenu est souvent riche. S’ils sont confidentiels et non destinés au public, ils sont d’une grande valeur de fidélité. Quant aux documents destinés à autrui, « la valeur à leur accorder dépend du contenu et du type de relation avec le destinataire ; il faut rechercher le motif qui a poussé à écrire : si l’auteur voulait simplement garder le souvenir d’un fait, la valeur de fidélité est plus grande et s’il voulait se justifier, la valeur de fidélité est moindre » [21]. On recourt à ces documents ou sources d’information pour comprendre le genre de vie de l’auteur, le comportement, la vision du monde, les opinions, les réactions et les motivations de leurs auteurs. Ils sont intéressants du point de vue psychologique. Cependant, ils sont aussi utiles pour bien comprendre certains événements.
2.1.4. ARCHIVES ET CHRONIQUES
Les archives sont des écrits provenant soit d’une collectivité, soit d’une administration, soit d’une famille, soit d’un individu. Autrement dit, les archives sont des documents et des enregistrements publics ou privés. Les maisons de presse possèdent des archives et des dossiers. Certaines archives sont accessibles après un certain nombre d’années. Les chroniques se trouvent souvent dans des institutions, entreprises publiques ou privées. Les chronologiques constituent des écrits racontant la vie de l’institution.
2.1.5. COURRIERS DE LECTEURS
Cette source d’information apporte des idées nouvelles et pousse à des recherches supplémentaires quand ils proviennent des lecteurs avertis. Ils sont à consulter.
2.1.6. LES PUBLICATIONS GOUVERNEMENTALES ET INTERNATIONALES OU LES DOCUMENTS OFFICIELS
Chaque gouvernement a son journal officiel et les différents ministères gouvernementaux ont leurs publications. Les institutions internationales comme l’ONU, ont aussi des publications officielles qui sont des sources d’information. Les circulaires, les ordonnances, les actes de nomination font partie des documents officiels.
2.1.7. ECRITS DES CENTRES DE DOCUMENTATION ET DES PARTIS POLITIQUES
Nous entendons par centres de documentation les maisons appartenant à des organes donnés, à des syndicats, à des groupes de pression, etc. Ces maisons comme les partis politiques ont des écrits : mémorandum, communiqués de presse, manifestes, etc. Tous ces écrits sont des sources d’information.
2.1.8. LES COMMUNIQUES DE PRESSE
Ces textes proviennent des institutions publiques ou privées. « Pour plus d’efficacité et de crédibilité, le communiqué porte toujours le sceau et la signature des correspondants officiels de l’origine de celui-ci »[22]. Si le communiqué provient d’un dissident, comme document, il reste une source d’information, « mais son traitement nécessite beaucoup de précaution, voire une enquête ».[23]
2.1.9. L’INTERNET
L’Internet est une source d’information documentaire. Il est accessible à tous (particuliers, entreprises, administrations, associations…). « L’Internet permet notamment l’échange de courrier électronique et des fichiers, la consultation de banques d’information de toute nature, ainsi que le commerce électronique »[24]. Né aux Etats-Unis dans les années 1970, il était rattaché à la défense. C’est dans les années 1980 que ce réseau a été dédié à la recherche et à l’enseignement. En 1990, il est devenu un réseau commercial. L’utilisateur de l’Internet s’appelle, internaute, cybernaute ou infornaute. Le World Wide Web (« toile d’araignée mondiale »), abrégé en Web est un « sous-reseau » à l’intérieur d’Internet. Il facilite la recherche des informations. « Les documents des différents sites Web sont reliés par des liens hypertextes et des liens hypermédia. Lorsque l’utilisateur clique sur un mot surligné ou sur certaines images, il est mis en relation avec des documents (textes, images fixes ou animées, son) situés sur d’autres sites Web. C’est ce que l’on appelle « naviguer » ou « surfer » sur le Web »[25].Les www.yahoo.fr et www.google.fr sont des sites de recherche.
Comme sur Internet on peut tout y trouver, le chercheur doit savoir ce qu’il veut y consulter. Cela demande une discipline. Et comme le fait remarquer Donad Tshimboj, avant de faire confiance aux informations publiées sur un site, il faut se poser des questions suivantes : « 1. Quelle est la nature de l’entreprise qui édite les informations ? Qui la détient ? Qui la finance ? Quels sont ses moyens ? Les responsables sont-ils clairement identifiés ? Peut-on les joindre facilement ?...
2.2. AUTRES SOURCES D’INFORMATION
Il y a d’autres sources d’informations auxquelles le chercheur doit recourir.
2.2.1. LES AGENCES DE PRESSE
Ce sont des organismes dont le but est de collecter les informations et de les fournir aux médias, aux administrations, aux organismes et aux entreprises économiques. « Elles servent leurs clients par bulletins polygraphiés, télescripteurs et, de plus en plus, par ordinateurs reliés à leurs banques de données qui stockent les informations collectées par leurs correspondants ou reçues de sources institutionnelles d’information ».[27]Les agences de presse constituent la première source d’information pour les quotidiens, les revues, les radios et télévisions du monde entier.
La première agence de presse a été fondée en 1832 par Charles Louis Havas. Rachetée en 1944 par l’Etat français, elle devint Agence France de Presse (AFP )[28]. Outre cette agence, les plus connues sont l’United Press Internationl ( UPI),
DIA (Documentation et informations Africaines) (Eglise Catholique de
L’information diffusée par une agence se nomme dépêche. Les agences de presse peuvent aussi mettre, à la disposition de leurs clients, les illustrations photographiques, les films d’actualité, les données statistiques, etc. Retenons que les Agences ne diffusent pas directement les informations dans le public. Elles les livrent à leurs clients
2.2.2. CONFERENCE, COLLOQUE, CONGRES
La conférence a toujours un orateur, appelé le conférencier, et un auditoire, i.e. ceux qui suivent la conférence. Celle-ci tourne autour d’un sujet ou d’un thème. La conférence est une source d’information. On peut aussi avoir une conférence de presse. Celle-ci est aussi une source d’information. Elle donne des informations officielles, p.e. celles d’un parti politique.
Le colloque comme le congrès sont des débats organisés par les spécialistes d’une discipline autour d’un thème. On y communique les résultats des études faites et on y échange des idées. Le congrès a plus de participants que le colloque. Le colloque et le congrès sont aussi des sources d’information.
2.2.3. LES SALONS PROFESSIONNELS ET LES EXPOSITIONS
Les salons, comme le dit Lagardette, sont « d’incomparables gisements d’information et de contact. Quand on aborde un sujet inconnu, le salon est le meilleur moyen et le plus rapide de faire le tour de la question, d’être alerter (sic) sur les problèmes du moment, sur les difficultés et le nouveauté de la profession concernée. La documentation éditée à ces occasions est pléthorique. Les colloques et les animations diverses accompagnent l’exposition de matériel »[31]. Les expositions sont des manifestations où les personnes concernées (artistes, ingénieurs, agriculteurs, etc.) viennent présenter leurs produits. Elles constituent aussi des sources d’information.
2.2.4. LE RESEAU D’INFORMATEURS
Tout chercheur, et le journaliste particulièrement, doit avoir un réseau d’informateur et un carnet d’adresses. Celui-ci contient les adresses de ses informateurs particuliers. C’est à ce niveau que nous pouvons parler de la technique de l’interview. Celle-ci exige une préparation, une connaissance et un sens aigu des rapports humains. Il y a plusieurs catégories d’interview. Quand l’interlocuteur est spécialiste d’un sujet et qu’on veut avoir des informations sur ce sujet, on parle de l’interview explication. Lorsqu’on cherche à faire connaître la personnalité de l’interlocuteur, il s’agit de l’interview « portrait ». Mais lorsqu’on veut faire parler le témoin d’un événement, on dira que l’on a faire a une interview « témoignage ». Si l’on demande a un acteur de l’actualité, p.e. un homme politique, « sa réaction a chaud sur un événement ou une rencontre à laquelle il vient de participer »[32] , il s’agit dans ce cas, de l’interview « déclaration ». Il y a aussi le « micro trottoir » ou « vox pop. » que l’on doit qualifier d’interview, car on sonde « un échantillon de la population pour avoir un reflet de « l’opinion publique » a propos d’un événement »[33]. En un mot, tout dépend des objectifs. Ceux-ci nous donnent la catégorie d’interview. Sachons qu’une bonne interview est celle qui est préparée. On prépare l’interview en se documentant, en prenant contact et en préparant son questionnaire.
La documentation est fondamentale. Le chercheur doit actualiser constamment son savoir « pour être à même de juger de la pertinence des informations qui lui sont proposées »[34]. Cependant, il faut savoir ce que l’on cherche. Alors que chercher ? La première recherche, pour le journaliste par exemple, concerne l’événement lui-même (manifestation, déclaration, découverte, …). L’on doit placer l’événement dans son contexte historique et sociologique[35]. La deuxième recherche concerne l’interlocuteur. « Vous devez également savoir à qui vous vous adressez. Il vous faudra donc chercher quelques informations sur la personnalité de votre interlocuteur, ses centres d’intérêt, ses antécédents dans le domaine, ses précédentes déclarions, sa position sur l’échiquier politique, économique, culturel ou scientifique, … » [36].
En outre, l’on devra savoir où chercher cette information. Celle-ci se cherche dans sa documentation personnelle qu’il constitue au fil du temps sur le sujet, dans son propre réseau d’informateurs, chez les confrères ou consœurs, dans le service de documentation (Radio, etc.) où on évolue, dans les services de documentations d’autres médias de la place, dans les services de presse, chez son interlocuteur (mais il ne faut pas dévoiler a l’ avance le contenu de l’ interview) et chez d’autres spécialistes du domaine qui donneront un autre « son de cloche ».
Le travail de documentation étant fait, l’on devra prendre contact. « La politesse est la première des règles d’une bonne prise de contact (…). Une bonne prise de contact doit permettre à votre interlocuteur de comprendre ce que vous attendez de lui et dans quel contexte l’interview sera utilisée mais doit aussi vous permettre de vérifier qu’il s’agit du bon interlocuteur »[37]. Qu’on oublie pas « de noter précisément les noms, lieux et heures de rendez-vous »[38]. Ce faisant, l’on devra songer à préparer son questionnaire. Cette préparation dépendra de quatre critères : « a) Qui j’interroge ? L’homme de la rue. Un spécialiste. Une célébrité. Un homme politique. Un confrère. b) Pour quel usage ? Bulletin d’information. Magazine d’informations. Programme d’intérêt général (Pour mon livre, etc.) c) Quel est mon objectif ? d) Quels moyens employer pour y parvenir ? [Questions fermées (ex. OUI-NON), questions à choix multiples, questions ouvertes à champ large (ex. Que pensez-vous de…), questions à champ restreint (Ici on canalise la réponse en précisant les termes de l’interrogation. Ainsi : Vous venez de recevoir le prix Nobel, que ressentez-vous ?] »[39].
Pour la réussite de l’interview, il est recommandé de « commencer par une question plus ou moins anodine en guise « d’échauffement », afin de mettre votre interlocuteur en confiance » [40], de poser des questions courtes, d’avoir une seule interrogation par question, d’éviter des questions inductives (ne proposer pas de réponse dans la question), de rejeter des affirmations déguisées, de parsemer l’entretien de questions accrocheuses. En outre, le chercheur ou l’enquêteur devra être averti pour éviter la « langue de bois »,et il aura à éviter quelques pièges. Si l’interviewé répond à la question par une autre question, l’enquêteur doit se taire et attendre que l’interviewé amorce un début de réponse à la question à laquelle il a envie de répondre, l’enquêteur devra être vigilant et devra poliment revenir à la charge, fermement jusqu'à [obtenir] une véritable réponse »[41]. Cela s’appelle le « droit de suite »
Parlons aussi d’autres types d’interview. Il y a plusieurs types d’interviews dont :
L’interview clinique, psychologique ou psychiatrique où il y a peu de questions, car « c’est l’enquêté qui choisit le secteur de souvenirs, le sujet qu’il veut aborder. Le plus souvent, il monologue. Tout ce qu’il dit intéresse l’enquêteur (…). L’objectif est avant tout thérapeutique : amener l’individu à prendre conscience de ses blocages intérieurs, l’aider à vivre, si possible le guérir »[42].
L’interview en profondeur où l’enquêteur suggère le domaine à explorer. Ainsi « il garde une liberté entière dans la façon de conduire l’interview, ainsi que l’enquêté dans la façon d’y répondre »[43]. Comme dans la précédente, l’enquêteur observe le contenu latent et analyse les données de façon qualitative. Tout est centré sur l’individu, mais le but n’est pas forcément thérapeutique et l’objectif est limité. Toutefois dans cette interview, l’enquêteur ramènera toujours l’enquêté à l’objectif[44].
L’interview centrée dont le but est de « centrer l’attention sur une expérience et les effets d’un ou plusieurs stimuli particuliers (…). Le choix des enquêtés et surtout l’objectif sont plus précis. En effet, les personnes que l’on interroge sont celles qui ont été impliquées dans la situation concrète que l’on veut analyser »[45]. L’enquêteur mène la barque et il pose des questions selon l’ordre qui lui plaît. Toutefois il est tenu à recueillir les informations exigées par sa recherche. Ainsi, en dernière analyse, « la liberté de l’enquêteur et de l’enquêté n’est pas totale, mais limitée par le cadre de la recherche »[46].
L’interview à questions ouvertes où l’enquêté est libre de répondre comme il le désire, mais en ne s’écartant pas de la question. Cependant, dans cette interview, l’enquêteur est contraint à poser des questions précises, libellées d’avance en suivant l’ordre prévu.
L’interview à questions fermées où il y a un questionnaire standardisé avec des questions libellées d’avance et disposées selon l’ordre que l’enquêteur doit respecter. L’enquêté y répondra par un choix limité : oui ou non ; vrai ou faux ; favorable ou défavorable.
L’interview répétée ou panel où l’enquêteur interroge un certain nombre des gens à un moment donné et après un certain temps, il revient interroger les mêmes personnes avec les mêmes questions afin de voir si les réponses seront les mêmes ou si elles changeront.
L’interview par téléphone : pour cette interview, il est recommandé à l’interviewer de prendre contact avec son interlocuteur afin de lui expliquer d’abord qui il est et ce qu’il souhaite ; ensuite il doit annoncer à son interlocuteur le thème sur lequel il veut l’interviewer et en combien de temps il le fera. Enfin, il est bon de décliner l’identité de l’institution pour qui on travail. Si le thème demande de la confidentialité, il est bon de faire savoir à son interlocuteur que son identité ne sera pas dévoilée