lundi 30 janvier 2012
lun 30 jan 2012
Le prôsoponisme comme nouvelle forme de gouvernance politique
Par Abbé Louis Mpala in Travaux inéditsaucun commentaire, aucun rétrolien
lundi 30 janvier 2012
lun 30 jan 2012
samedi 15 janvier 2011
sam 15 jan 2011
dimanche 19 juillet 2009
dim 19 juil 2009
dim 19 juil 2009
dim 19 juil 2009
Hume est un vrai philosophe et fin psychologue. Ainsi tout ce qui est humain ne lui est pas étranger. Il en fait un objet de sa réflexion. Tel fut le cas de la propriété et de la richesse. Ses analyses sont tellement claires que n’importe qui peut l’observer ou s’y reconnaître. Il nous ouvre les yeux sur une espèce particulière de causalité. De son écrit, nous voyons comment naissent les différentes formes d’aliénation ayant comme source et cause la propriété et la richesse.
Toutefois, nous avons fait remarquer que l’écrit de Hume nous a laissé sur notre soif car il ne nous propose pas les voies et moyens pour échapper aux passions d’orgueil et de vanité et il ne nous a rien dit sur l’origine de la propriété et de la richesse.
dim 19 juil 2009
Le retour au pays est un retour sur soi afin de mieux voir et ainsi l’on peut encore continuer à vivre « avec Santé ». Maître de la vie, biosophe, Nietzsche affirme la vie en s’inscrivant en faux contre le conformisme, le mensonge, le nihilisme, le dogmatisme, le fatalisme, le relativisme. Il inscrit d’autres valeurs sur de nouvelles tablettes et souhaite à chacun une « Bonne santé » pour bien tenir et se dépasser. Quoi de mieux !
samedi 6 juin 2009
sam 6 juin 2009
Fort de son hypothèse, Mayele voudrait que la notion d’environnement soit éclatée ou mieux élargie jusqu’aux ancêtres et les génies « en tant que entités spirituelles participant d’une dimension autre du monde et en quelque sorte externes au monde humain vivant et néanmoins intimes à lui (…) »[1]. Philosophe, Mayele veut aller là où le scientifique ne peut le suivre sous peine de se métamorphoser. Mayele, pour bien argumenter, s’atèle à se faire une idée plus ou moins exacte de la personne humaine. Ceci le conduit à s’intéresser à l’âme et à la conception de la vie après la mort. En Afrique noire, malgré certaines différences entre les ethnies dans la conception de la personne, l’être humain est composé de plusieurs principes ou éléments de diverses origines : « des parents biologiques, d’ancêtres, de l’initiation, etc. »[2]. Un seul de ces éléments en est le substratum. Ce dernier reçoit plusieurs noms : âme, le double, le souffle, l’ombre, la force vitale, l’énergie vitale, etc. c’est lui qui assure à l’individu défunt et décomposé la continuité de la vie sous une autre forme. C’est à ce niveau que Mayele, pour éviter certaines confusions, distinguera la réincarnation pythagoricienne d’inspiration orphique de la réincarnation afro-archaïque commandée uniquement par le principe d’anthropogenésie et n’obéissant à aucune exigence d’ordre éthique. Pour la réincarnation afro-archaïque, « les défunts, les ancêtres distribuent leur force vitale à leurs descendants et continuent ainsi à exercer un rôle dans la société des vivants »[3]. Cette remarque est importante et fait de Mayele un chercheur averti et pourquoi pas un savant dans son domaine ! Mayele souligne que c’est dans ce contexte où l’on voit l’action des défunts, des ancêtres et leur intervention plus ou moins tangible dans le monde de vivants qu’il faut situer, pour la meilleure compréhension, le problème de la causalité de la procréation en général mais surtout de la dyosynchrogenèse, pour ce qui concerne l’Afrique noire.
Voulant être plus original, et ce pour expliciter sa « métaphore heuristique », Mayele prend l’initiative de donner un nouveau contenu au terme « ancêtre ».sam 6 juin 2009
Voyant le « bébé », on s’exclame : « Il a l’air humain ». En d’autres termes, on n’a pas encore totalement réussi, mais l’on n’est pas loin de la réussite totale. Ne disent-ils pas : « Il ne sourit pas comme un bébé humain » ? Qu’est-ce à dire ? Ils sont conscients qu’il n’est pas encore totalement humain. Voilà pourquoi, il y a une grande discussion entre eux : « Le tuer serait un crime et le faire exister est un crime ». Cette discussion se termine par un constat que je qualifie de Prométhéen : « Il est venu au monde au mauvais moment ». Cette phrase est lourde de conséquence. Elle veut dire qu’un temps viendra où leur expérience ne sera plus cachée à la face du monde. Oui, faisons attention. Ce temps vient lentement mais sûrement.
L’acteur principal fera tout pour cacher l’enfant Gordon H07. Il l’amènera même au baptême. Devant les reproches d’une dame qui en savait trop des expériences interdites, l’acteur principal répondra : « Dieu lui aussi est un chercheur ». En d’autres termes, comme Dieu, il a droit aussi à faire des recherches jusqu’à la réussite.
jeudi 28 mai 2009
jeu 28 mai 2009
[1] - F. LATAVERSE, cité par G. NDUMBA, Critique de la raison pragmatique …, ., p. 175.
[2] - Cf. P. RICOEUR, o.c., p. 376.
* C’est moi qui souligne les mots se trouvant en italiques dans les discours de KABILA.
[3] - L.D. KABILA, Discours, dans Le Palmarès 1343 (28/9/1998), p. et 6.
[4] Lettre citée par G. MUKENDI et B. KASONGA, Kabila le retour du Congo, cité par D. BIKOKO, Recension du KABILA le retour du Congo de Mukendi et Kasonga , dans Raison Ardente 50 (1997), p. 131.
lundi 25 mai 2009
lun 25 mai 2009
De ce qui précède, nous pouvons dire que nous avons découvert un nouveau monde, monde ayant ses soucis et ses joies. Du dialogue avec Kinaka, nous avons compris que l’homme n’a pas seulement des préoccupations matérielles, mais qu’il est aussi rongé par le souci ou le désir d’aller au-delà de la nature ou de la matière. Toutefois nous sommes contraint de constater avec Marx que, pour notre cas « kinakien », l’infrastructure détermine la superstructure, que dis-je ? L’économique qui n’a pas fait naître le culturel le détermine en dernière analyse, pour le cas « kinakien ». Mais n’est-ce pas que le sort dernier de l’art est de transcender sa détermination sociale, s’émanciper de l’univers économique ?[1]
mardi 19 mai 2009
mar 19 mai 2009
En outre, il serait obérant de réduire tout le phénomène têtu de sorcellerie à un reflet de la détérioration des rapports sociaux. Cela n’est pas toujours le cas. Que dire de cette personne qu’on assiste et qui, à la place de la reconnaissance, fait du mal à son bienfaiteur ? Sont-ce ses rapports sociaux détériorés qui l’ont poussé à commettre le mal ? Encore une fois, le proverbe bemba est plus réaliste que certaines explications qui se veulent scientifiques dans leur réductionnisme : « Amano ya ndoshi Kutumpa = l’agir du sorcier est absurde, c-à-d non déductible par la raison ».
Par ailleurs, il serait imprudent de toujours établir une relation de dépendance entre la sorcellerie et la crise socio-morale et qui poussera à affirmer que la sorcellerie est cause de la crise et que tout en n’étant pas la cause absolue, elle peut être son effet voire le moyen d’y remédier. Malemba, spécialiste sur les problèmes de la sorcellerie à l’Université de lubumbashi, me semble incomplet dans ses explications, car il passe sous silence certains témoignages (dans son Induction abstractive ≠ L’expérience directe) où certains sorciers manifestent, sans rancœur, le sadisme ou leur plaisir de faire du mal gratuitement. Ne dit-on pas , toujours avec le proverbe bemba, « uwalya akakwe tominwa mbila=celui qui a mangé un membre de sa progéniture, ne doit jamais être inquiété » ? En quoi ici la sorcellerie est un effet de la crise-morale ou un moyen d’y remédier ? Si, à la limite, dans ce cas, elle serait l’effet de la crise-morale, il n’est pas pour autant un moyen d’y remédier. La sorcellerie a sa propre logique qui dépasse parfois et non toujours l’explication sociologique, dialectique soit-elle.
Le réductionnisme rend aveugle. Chaque cas de sorcellerie est souvent différent d’un autre. Voilà pourquoi, l’explication du phénomène têtu de la sorcellerie demande la collaboration du THEOLOGIEN , du PHILOSOPHE, du PSYCHOLOGUE, du SOCIOLOGUE, de l’ANTHROPOLOGUE, du PASTEUR, du SORCIER et de l’ENSORCELLE.
mar 19 mai 2009
Notre étude ne se contentera pas seulement de décrire le fait social (mariage), mais nous serons amené à expliquer les données empiriques et à leur donner un sens, car il y a toute une idéologie qui charrie ou dynamise le mariage. Et ce socle idéologique sur lequel se fonde le mariage doit être porté à la surface, car lui seul tisse le destin du mariage.
Pour ce faire, nous commencerons par donner le milieu géographique et humain des Bahemba en général ; suivra la terminologie de parenté et de l’alliance chez les Bahemba. C’est après que nous parlerons du mariage coutumier comme processus dont la première étape est celle des fiançailles avec ses corollaires, allant de la préparation des jeunes en passant par les critères de choix et l’accord préalable des fiançailles pour aboutir à la pré-dot. La deuxième étape est constituée du versement de la dot et ses implications. La troisième étape est celle de la célébration du mariage constituée de différents moments.
Le moment fort de notre travail se fera voir chaque fois que nous interviendrons pour signaler la place de la coutume dans tel acte ou mieux au moment où les représentations symboliques seront mises à jour, au moment où le champ idéologique sera le lieu des justifications, d’explications et de légitimation du mariage. Disons-le illico : le mariage traditionnel hemba est de l’ordre du sacré et du religieux. Nous tenterons, par ailleurs, de dresser un tableau d’interrelations entre les divers éléments de l’ensemble social de Bena-Mambwe où la coutume détermine en dernière échéance.