Abbé Louis Mpala

dimanche 2 mars 2008

Je pense qu’à ce niveau Badiou avait oublié l’assertion de son maître Althusser avec qui ils ont instauré les cours de philosophie pour scientifiques en 1967 : « La philosophie ne connaît pas la science ou les sciences que pour les soumettre à une exploitation apologétique servant des valeurs extrascientifiques »[1] . Il y a un état de soumission et d’exploitation de la  mathématique. Ce motif valait-il la peine de réintriquer la philosophie et la mathématique ? Althusser aurait raison de dire que les philosophes se cassent la figure et que depuis Thalès, tous les philosophes tombent dans les puits. Et une des façons de se c casser la figure est « l’énergie avec la quelle Badiou marque l’ignorance des mathématiciens sur ce qu’ils font »[2] . Les mathématiciens sont-ils les MM.Jourdain de la philosophie ? Avec quel statut, Badiou le dit-il ? Que chacun s’occupe des ses affaires et les vaches seront bien gardées. Qu’il fasse de la mathématique une précondition de la philosophie, cela ne fait pas du mathématicien un philosophe. J’accepte seulement, à la suite de Louis Althusser, que le mathématicien a une philosophie spontanée qui n’est pas à confondre à la mathématique. Par ailleurs, il ne suffit pas d’utiliser le vocabulaire mathématique, par la magie du transfert ou placage, pour que les concepts gardent la même acception. Je ne sais pas si l’infini mathématique a quelque chose à avoir avec l’un ou Dieu. Je me demande si la mathématique fait penser à l’être. Je m’interroge si le multiple des multiples ou le multiple pur équivaut en mathématique au vide. Je ne suis pas mathématicien mais je me pose ces questions ; j’ai l’impression que Badiou fait la confusion des genres ou des domaines, et ne peut marcher avec lui que celui qui a accepté de faire « la réforme de l’entendement » (l’expression est de Desanti[3]). Mais quand on essaie d’être un lecteur attentif, on voit que l’arrière-fond détermine la passion spéculative de Badiou et le contraint à exploiter la mathématique.


[1] Ib., p.265.
[2] F. WAHL, Préface , dans A. BADIOU, Conditions, p.43.
[3] Z.T. DESANTI, Quelques remarques à propos de l’ontologie intrinsèque d’Alain Badiou, dans Les Temps modernes N° 526 (mai 1990), p.62.

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vendredi 1 février 2008

Par ailleurs, je dois faire remarquer que Georges GURVITCH a eu le courage de critiquer la dialectique de Marx sans l’avoir dépassée, dois-je ajouter. A mon humble avis, il a mal compris Marx-Engels, et en excluant de la Nature et de la pensée la Dialectique[1], il la prend en otage et ipso facto, le débat-dialogue est supprimé, car c’est à ce niveau que la Dialectique retrouve son sens même étymologique, celui « à travers le discours », donc le DIALOGUE. Si les disciples de G. Gurvitch veulent réagir, je les invite à un débat-contradictoire. Je suis prêt à démontrer qu’il a mal compris Marx et qu’il ne l’a pas dépassé. Qu’on se réfère, en attendant, à mon livre La Dialectique : de Héraclite d’Ephèse à Georges Gurvitch. La Dialectique de Marx a un fondement matérialiste, d’après Marx lui-même et si l’on ne connaît pas la QUINTESSENCE du matérialisme dialectique, il y a de quoi induire en erreur tout étudiant sans documentation sur la méthode dialectique.



[1] Il écrit : « Elle (la dialectique) ne peut être projetée ni dans l’esprit, ni dans la nature » (Dialectique et sociologie, Paris, Flammarion, 1962, p.22). Jean-Paul SARTRE n’a-t-il pas raison d’appeler Néo-positivisme et Dialectique son Hyper-Empirisme ? (Critique de la raison dialectique, Paris, Gallimard, 1960, p. 117).

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L’abbé Louis Mpala en appelle pratiquement à un réveil de conscience pour que les filles et fils de ce pays se rendent que, hier, au temps de la colonisation, comme aujourd’hui encore, en cette fin de millénaire, la hardiesse de l’Occident n’a point fléchi et affirme toujours davantage ses méthodes d’exploitation et sa félinité en matière de politique à l’égard des pays en voie de développement. Il leur appartient de ne jamais l’oublier, d’ouvrir l’oeil et le bon, de mettre en place les stratégies efficaces de protection et de défense et surtout de changer radicalement d’esprit dans le sens d’un développement unitaire à notre taille. Ainsi on pourra déjouer les manœuvres de l’ennemi qui est plus que déterminé, malgré les apparences, à nous en faire baver. Hier, un prêtre – P. Tempels – s’était scandalisé de l’esprit  de colonisation, qui ne visait pas une véritable rencontre des cultures, susceptible de conduire à un échange mutuellement avantageux, de sagesse à sagesse, aujourd’hui, un prêtre encore – Louis Mpala-, comme tant d’autres, dénonce cet esprit et invite à la mobilisation. Notre salut, face à l’Occident, n’est ni dans la rupture d’avec lui, ni dans la résignation devant ses manœuvres.

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dimanche 27 janvier 2008

A travers ce texte, nous avons voulu répondre à l'appel de Michel HENRY qui nous demande de retourner à MARX en mettant entre parenthèses le contenu spécifique du marxisme[1] et ainsi on lira MARX pour la première fois[2].

"L'époché du  marxisme, persiste-t-il, telle est l'introduction à la pensée de MARX"[3]. Tom ROCKMORE réclame aussi un retour à MARX par-delà le Marxisme. Le souci de Michel HENRY et de Tom ROCKMORE se comprend surtout que MARX lui-même, selon ENGELS, a dit: "Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas marxiste »[4]. Quand bien même le marxisme serait "l'ensemble des contresens qui ont été faits sur MARX"[5] comme l'affirme Michel Henry, il resterait vrai que l'époché qu'il exige ne sera jamais total. En d'autres mots, le marxisme n'est pas toujours un obstacle épistémologique nous empêchant de bien lire MARX. Il est parfois une "chance" épistémologique. Il peut nous permettre de prendre position sur telle interprétation de MARX et ainsi d'aller en avant vers le retour à MARX. Voilà qui justifie la présence de certains marxistes dans ce texte et il nous arrivera de discuter avec eux. C'est au lecteur de prendre aussi position.

 

C'est surtout notre souci de rentrer à MARX qui fait que ce texte soit, pour nous, une Petite introduction à la philosophie de l'histoire de MARX et ENGELS. Ce dernier est cité pour la simple raison que certains livres cités ont été écrits par MARX et ENGELS, et sur ce point il peut être lié à MARX dont il ne s'était jamais séparé depuis leur première rencontre de 1843.



[1] M.  HENRY, Introduction à la pensée de MARX, dans Revue philosophique de Louvain 94 (mai 1969), p. 241.

[2] Cf. Ib;, p. 266.

[3] Ib., p. 241.

[4] K. MARX, cité par F. ENGELS dans sa lettre écrite à Londres, le 5 août 1980 et adressée à Conrad Schmidt, dans K. MARX - F. ENGELS, Oeuvres choisies. Tome III, Moscou,1970, p. 514.

[5] M. HENRY, Marx I. Une philosophie de la réalité, Paris, 1976, p.9.

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dimanche 6 janvier 2008

Cette brochure essaie de donner notre position philosophique sur le problème de l'euthanasie. Elle est aussi hebergée sur un autre site: www.cfjd.com .

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vendredi 4 janvier 2008

Ce texte est  le deuxième chapitre de notre thèse de doctorat en philosophie. Le titre de la thèse est MATERIALISME HISTORIQUE, ALTERMONDIALISME ET UTOPIES POSTMODERNISTES. CONTRIBUTION A LA PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE

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POUR VOUS CHERCHEUR
Directives pour rédiger un travail scientifique
Suivi de
RECHERCHE SCIENTIFIQUE SUR INTERNET

AVANT-PROPOS


L’on ne peut donner que ce qu’on a. Mais l’on doit se garder de croire que ce qu’on a est la meilleure des choses. C’est ici que se révèle nécessaire la mise en question de son savoir. En d’autres termes, ce livre que nous publions est une œuvre humaine à parfaire. Il se veut est un instrument de travail.

La brochure s’adresse à tout chercheur. Nous avons pris pour sous titre Directives pour rédiger un travail scientifique pour la simple raison que nous voulons faire ressortir la finalité de la brochure. Nous donnons des directives et non des conseils qui ne semblent pas assez impératifs. En d’autres mots, les conseils peuvent ou ne pas être suivis, mais les directives sont à suivre. Nous avons par ailleurs préféré le mot directives à celui des règles. Celles-ci nous paraissent trop rigides. Les premières sont souples et chaque directeur d’un T.F.C. ou mémoire peut les expliquer à sa façon tout en maintenant leur caractère impératif.

Cette troisième édition est augmentée, car elle intègre La recherche scientifique sur Internet. Le chercheur doit savoir utiliser l’Internet pour parfaire ses recherches. Cette brochure lui donne des outils pour trouver l’information recherchée, l’évaluer et la sélectionner. Cela demande de sa part une grande patience, une des qualités d’un chercheur.

Les critiques d’autres chercheurs sont les bienvenues pour parfaire cette brochure. Mais la consigne est à respecter : ne jamais critiquer verbalement un écrit, toujours le dépasser par un autre . Ainsi les jeunes étudiants prendront position sur les premières positions. Notre brochure n’est pas un traité sur l’art d’écrire mais un guide faisant plus appel à la créativité du chercheur. Ce dernier la déposera une fois le savoir-faire atteint. Celui-ci s’acquiert par le travail personnel. Voilà pourquoi ne peut être bon chercheur que celui qui sait s’asseoir, lire, consulter l’Internet, prendre des notes et écrire. Alors une discipline personnelle s’impose.

Cette brochure aura atteint son but lorsque le chercheur, après l’avoir consulté et s’être laissé guider par elle, dira : « Ah bon ! A présent, ça va ! ».

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