Abbé Louis Mpala

samedi 22 novembre 2008

Le manuel contient quatre chapitres. Le premier chapitre se penchera sur la définition de la logique formelle, et sur ses trois principes  relativisés par la Postmodernité. Le deuxième chapitre parlera  de l’appréhension et du terme. Le troisième chapitre donnera la théorie du jugement et de la proposition. Le quatrième  et  dernier chapitre s’appesantira sur la théorie du jugement et de l’argument. Comme on le voit, de la logique formelle, nous nous limitons à la logique ancienne.

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mardi 28 octobre 2008

De ces trois équivalents du proverbe « petit à petit, l’oiseau fait son nid », on comprend que la vie exige de la détermination et de la persévérance. Soyez assis et voyez comment l’oiseau construit son nid. Pour y arriver, l’oiseau fait « cent voyages avec une paille, un crin, une plume dans son bec. Et l’on se dit : « il n’y parviendra jamais !» Pourtant le nid est terminé au bon moment. Ainsi l’oiseau nous donne un bon conseil de courage et de patience »[1] .



[1] Pourquoi dit-on « Petit à petit l’oiseau fait son nid » ? [en ligne] http://tontongeorges.free.fr/Fiches/084_Pourquoi_dit-on_Petit à petit_l_oiseau_fait_s. (page consultée le 20/10/2008)...

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vendredi 5 septembre 2008

Tu fus un bon conseiller pour tout jeune prêtre qui s’approchait de toi avec ses problèmes. Toute oreille, tu l’écoutais.

Ainsi, du point de vue pastoral, tu nous exhortais à être des hommes de prières et des prêtres proches des chrétiens, et ce dans toutes les situations existentielles, à savoir durant le deuil, la maladie, l’hospitalisation , etc.

Du point de vue de la vie pratique, tu ne cessais de dire : « Mune, sois prudent ».

 

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Notre approche de la sexualité se voulant philosophique, nous parlerons de la sexualité sous un angle propre à la philosophie. Voilà pourquoi, dans un premier temps, nous nous appesantirons sur la sexualité comme dimension humaine faisant partie de la corporéité. Dans un second temps, nous ferons voir la présence de la violence dans la nature humaine. C’est à ce niveau que nous définirons la violence, que nous donnerons la typologie de la violence et que nous étalerons certaines théories et causes de la violence. Le troisième temps  de notre texte fera cas de la violence sexuelle face à la dignité humaine. Ainsi, il sera question de la phénoménologie de la violence et de la nature de la violence sexuelle. Le quatrième et dernier temps  de notre écrit sera consacré à un plaidoyer pour une éducation à l’humanité.

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jeudi 4 septembre 2008

                     Thomas Hobbes ne se trompait pas sur toute la ligne quand il écrivait «Homo homini lupus ». Il   ne se passe une journée sans que les Radio Télévisions locales et périphériques  ne parlent des violences sexuelles faites à  la femme. Cette pratique est tellement quotidienne   quelle passe parfois pour un fait  divers. Et  pourtant cette pratique brise non seulement les foyers de certaines victimes, mais surtout elle rend la vie absurde pour plus dune personne.  Certaines victimes ne savent plus se remettre psychologiquement et physiquement. Elles se sentent étrangères  à elles-mêmes et aux autres, car  elles se jugent et on les  juge.

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dimanche 20 avril 2008

Afin d’apprendre aux humains à vivre en communauté et non d’une façon isolée, ils leur disaient qu’ « un arbre ne fait pas la forêt ». L’homme, symbolisé par un arbre, est appelé à ne pas se prendre pour un être indépendant et se suffisant. Il a toujours besoin des autres pour être reconnu homme et pour devenir réellement homme. Il est un être-avec-et-pour-les-autres même si de temps en temps il expérimente la solitude. Celle-ci est accidentelle à sa nature humaine.

            En outre, ils savaient que toute la société, par l’éducation, a le devoir de sauver tout homme et tout l’homme et doit faire croître en lui ce qu’il y a d’humain. Pour bien illustrer cela, ils enseignaient que « si on coupe le cœur du palmier, tout l’arbre est mort ». Soucieux de préserver le cœur du palmier qu’est l’homme, ils invitaient les jeunes gens à tenir compte des conseils sages, car, clamaient-ils, « l’arbre qui n’ose pas faire pénétrer ses racines est  improductif ».

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samedi 12 avril 2008

De nos jours, les scientifiques et les philosophes argumentent la nécessité du réenchantement du monde ou des sociétés humaines. Ainsi I. Prigogine, G. Durand, M. Maffesoli et surtout E. Morin, qui, diversement, mettent en relief les liens entre la science classique (science moderne) et le désenchantement du monde ou des sociétés humaines. Ce texte s’emploie à montrer qu’E. Morin affronte la science classique pour penser ses conséquences et proposer un nouveau paradigme et de nouvelles balises pour une science du complexe qui peut rendre compte de la complexité de la réalité et contribuer à l’émergence d’une société-monde réenchantée.
• Introduction
• La science classique, une science prométhéenne ambivalente
— Recul de l’ignorance. Connaissance des phénomènes de la réalité
— L’autre face de la science prométhéenne : un progrès paradoxal
• La science du complexe comme préalable au réenchantement de nos sociétés
— Plaidoyer pour une science nouvelle : promouvoir un nouveau paradigme
— La science du complexe exige une nouvelle méthode
• Pour conclure…

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samedi 5 avril 2008

Nous savons que le tournant philosophique ou la conversion gigantesque tant souhaitée tardera à venir si notre enseignement ne résiste pas à l’observation de F. Nietzsche pour qui « l’unique critique d’une philosophie qui est possible et qui démontre aussi quelque chose, c’est-à-dire tenter si on peut vivre selon elle, n’a jamais été enseignée dans les universités ; mais [on enseigne] toujours la critique des paroles aux paroles »[1]. Un tel enseignement, division sociale culturelle, est subrepticement une idéologie anesthésiste, stabilisatrice, justificatrice et légitimatrice de l’état et de l’Etat actuels.

Autocritique et critique, le philosophe, vous et moi, est encore plus dangereux, car imprévisible. Il est capable, comme le dit si bien Louis Althusser,  de faire de sa philosophie, en dernière instance, la lutte des classes dans la théorie[2] en vue d’une action réformatrice ou révolutionnaire.



[1] F. NIETZSCHE, Schopenhauer come educatore, Roma, Newton Coimpton Editori, 1982, p.96.

[2] Cf. L. ALTHUSSER, Réponse à John  Lewis, Paris, Maspero, 1974, P.11.

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dimanche 16 mars 2008

Cependant il est plus bénéfique, je le pense, de se surévaluer que de se sous-estimer si l’on veut réellement se motiver encore plus. La motivation pendant la formation peut être encore motivée si de temps en temps on compare ses résultats .Une certaine compétition  et la crainte d’être déprécié, je le suppose, peuvent pousser l’individu à de plus gros efforts d’apprentissage qu’une situation plus anonymante ou individuante. Ici je pense à mon expérience d’étudiant adulte aux Facultés  catholiques de Kinshasa et à mon apprentissage pour  le D.E.A en philosophie[1]. La surévaluation et la sous-estimation  pousse l’adulte à motiver son apprentissage.



[1] En effet je suis rentré aux études en étant âgé et ce pour faire la Licence en philosophie et le DEA et devenir, enfin,  Docteur en philosophie.

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dimanche 9 mars 2008

Donc  Contre vents et marées  signifie contre Notre société qui ne voit pas comme Kisimba et Yolande. Voilà l’enjeu de ce NON. Ce NON dévoile la force de la volonté idéaliste de ces deux amants symbolisant tous les jeunes amants du monde confrontés aux obstacles tribalistes, sociaux, etc.
 
Ce NON dénonce la société victime des coutumes ancestrales, de l’amour de l’argent, de la « société régie par de calcul »(p. 10). CE NON dévoile aussi la MAITRISE DE SOI  dont les deux amants doivent témoigner pour affronter la société organisée à sa façon, et pour s’inscrire en faux contre cette société, il faut que le NON soit ouvert au DIALOGUE. Chacun et chacune le fera au sein de sa famille et de ses amis. Ainsi les deux amants, par leur NON, refuseront d’être pris en otage et auront à soulever la montagne.

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dimanche 2 mars 2008

Comme les cyniques proposent « une thérapie radicale et une ascèse vertigineuse pour des résultats rapides »[1] , le premier front où il faut déconstruire les illusions est celui du soi (car « umuntu mutwe »). Il s’agira de « combattre toutes les formes de bovarysme »[2]. Ce  dernier est notre défaut qui faut que nous, les hommes, nous n’aimons pas qu’on pointe chez nous notre perpétuel acharnement à nous prendre pour autres que ce que nous sommes. Le Cynisme travaillera donc dans la cruauté en braquant la lumière sur ce qui fait mal, en fouillant et en creusant là où, ‘’pour sa défense, un être échafaude des fictions, fabrique des illusions’’[3]. Ces fictions et illusions font tomber les humains dans l’aliénation du valoir, du savoir et du pouvoir. Voilà qui explique pourquoi en R.D.Congo certains traitent de rêveurs, de moins malins, de ‘’YUMA’’, tous ceux qui ne courent pas après les richesses, les honneurs et les plaisirs (et dire qu’Epicure nous recommande de courir après les plaisirs naturels et nécessaires).


[1] Ib., p. 240
[2] Ib., p. 240. Nous soulignons. Le mot est de J. de Gaulier selon Miche Onfray.
[3] Ib., p.240.

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Je pense qu’à ce niveau Badiou avait oublié l’assertion de son maître Althusser avec qui ils ont instauré les cours de philosophie pour scientifiques en 1967 : « La philosophie ne connaît pas la science ou les sciences que pour les soumettre à une exploitation apologétique servant des valeurs extrascientifiques »[1] . Il y a un état de soumission et d’exploitation de la  mathématique. Ce motif valait-il la peine de réintriquer la philosophie et la mathématique ? Althusser aurait raison de dire que les philosophes se cassent la figure et que depuis Thalès, tous les philosophes tombent dans les puits. Et une des façons de se c casser la figure est « l’énergie avec la quelle Badiou marque l’ignorance des mathématiciens sur ce qu’ils font »[2] . Les mathématiciens sont-ils les MM.Jourdain de la philosophie ? Avec quel statut, Badiou le dit-il ? Que chacun s’occupe des ses affaires et les vaches seront bien gardées. Qu’il fasse de la mathématique une précondition de la philosophie, cela ne fait pas du mathématicien un philosophe. J’accepte seulement, à la suite de Louis Althusser, que le mathématicien a une philosophie spontanée qui n’est pas à confondre à la mathématique. Par ailleurs, il ne suffit pas d’utiliser le vocabulaire mathématique, par la magie du transfert ou placage, pour que les concepts gardent la même acception. Je ne sais pas si l’infini mathématique a quelque chose à avoir avec l’un ou Dieu. Je me demande si la mathématique fait penser à l’être. Je m’interroge si le multiple des multiples ou le multiple pur équivaut en mathématique au vide. Je ne suis pas mathématicien mais je me pose ces questions ; j’ai l’impression que Badiou fait la confusion des genres ou des domaines, et ne peut marcher avec lui que celui qui a accepté de faire « la réforme de l’entendement » (l’expression est de Desanti[3]). Mais quand on essaie d’être un lecteur attentif, on voit que l’arrière-fond détermine la passion spéculative de Badiou et le contraint à exploiter la mathématique.


[1] Ib., p.265.
[2] F. WAHL, Préface , dans A. BADIOU, Conditions, p.43.
[3] Z.T. DESANTI, Quelques remarques à propos de l’ontologie intrinsèque d’Alain Badiou, dans Les Temps modernes N° 526 (mai 1990), p.62.

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samedi 1 mars 2008

De  ce qui précède, l’on comprendra pourquoi j’ai intitulé mon étude critique «  Cabinets philosophiques «  ou «  Lumpen intelligentsia ». Dans le langage marxiste, le concept Lumpen désigne une pépinière  de voleurs et de criminels de toute espèce, individus sans métier, rôdeurs. C’est la couche des   « Lazare de la classe salariée », ce sont de va-nu-pieds et des clochards d’après Lénine. On parle alors de Lumpenproletariat. Pour mon cas, je veux suivre Roy qui a traduit Lumpen par « classe dangereuse »12 . Les philosophes conseillers sortant de l’I.P.P et siégeant dans les C.P constitueraient un Lumpen Intelligentsia très dangereux. C’est comme qui dirait un laboratoire socio-politico-économique  pour trouver les tactiques et stratégies afin de bien manipuler les gens. Ils sont plus dangereux que des dirigeants eux-mêmes. « Lazares de la classe dirigeante », ces philosophes formeraient une race pour être l’Elite dont on ne peut se passer. Cette même position la rendrait suspecte auprès des dirigeants. Ce Lumpen a la capacité de devenir le ferment de la révolution sociale s’il n’est pas déstabilisé à temps.



12 LABICA, G. et BENSUSSAN, G (dir), Dictionnaire critique du marxisme, deuxième édition refondue et augmentée, Paris, P.U.F., p. 672

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vendredi 22 février 2008

Le professeur Irung, dans la revue Zaire-Afrique du  novembre 1993, s’est posé la question articulée comme suit : « Quelle démocratie pour l’Afrique » ?  Je sais que toute question est suscitée et déterminée par une situation particulière. Tout le monde est sensé connaître cette situation.  Un peu partout en Afrique on veut la démocratisation, on ne veut plus les dictatures sous toutes leurs formes.

En lisant la question de « Quelle démocratie pour l’AfrIque », je me suis étonné, car les termes sont au singulier. Comment est-ce possible ? Y a-t-il une démocratie pour l’Afrique ? Si l’auteur reconnaît qu’il existe «  ( ) plusieurs modèles démocratiques » (démocratie directe ou représentative, démocratie concordante ou consentante, démocratie gouvernée, démocratie gouvernante à pouvoir clos ou à  pouvoir ouvert, démocratie fondée sur la règle de la majorité, démocratie participative, corporative, néocorporatiste, etc.) (p. 527), doit--il en ajoute une autre ? C’est son droit et il l’a fait. Mais pour l’Afrique faut-il une démocratie au singulier ? L’Afrique elle-même ne renferme-t-elle pas plusieurs afriques au miniscule ? Ne parle-t-on pas de l’Afrique noire, de l’Afrique subsaharienne, de l’Afrique blanche ? Que dire de l’Afrique  magrébine ?  De  quelle Afrique parle l’auteur ? Il ne le dit pas, puisqu’il ne s’est même pas posé cette question

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jeudi 21 février 2008

Le philosophe Mvumbi a toujours voulu répondre à la question qu’il formula clairement et distinctement en 1983 en ces termes : « Qui suis-je, moi qui dis : « Je suis, je pense ? » La réponse vint en la même année : l’homme est un être-donné et un être-à-faire. De tout ce qui précède, le philosophe Mvumbi dira, à qui veut l’entendre, que l’homme a une essence qui le constitue fondamentalement.[1] Laquelle ? L’homme,  répond-il, est un être essentiellement relationnel.[2] Qu’est-ce à dire ? La communication et la relation sont la dimension fondamentale, essentielle de l’être humain.[3] En d’autres termes, « l’homme se révèle comme une personne dirigée vers les autres personnes. »[4]  Ainsi, affirmera le philosophe Mvumbi, le Destin de l’homme est de « tendre vers une rencontre toujours plus réussie avec les autres. »[5] 



[1] Cfr MVUMBI NGOLU-TSASA, Libération et vision de l’homme, dans Philosophie et libération, Kinshasa, 1978, p.119.

[2]  Cfr ID. , De la thanatocratie à l’agapécratie. Pour une société zaïroise fondée sur l’amour , dans Démocratie au Zaïre : quelle démocratie ? dans Usawa 9-16 (1991-1994) p.128

[3]  Cfr ID.,  Libération et vision de l’homme authentique, dans L.c.,.p. 121 et 124.

[4]  ID.,  De la thanatocratie à l’agapécratie, dans L.c.. p. 128.

 

[5]Ib., p.130

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